Le facteur de service sur la plaque signalétique d’un moteur est un multiplicateur qui indique combien de puissance au-delà de sa puissance nominale le moteur peut fournir en continu dans des conditions normales sans dommages immédiats.
Un facteur de service de 1,15 signifie que le moteur peut délivrer 15 % de plus que sa puissance indiquée sur la plaque, mais considérer cette marge comme de la puissance gratuite est une erreur courante et coûteuse.
Un facteur de service de 1,0 signifie que le moteur n’a pas de marge intégrée: sa puissance nominale est sa limite. Un facteur de service de 1,15, courant sur les moteurs à usage général, signifie qu’il peut supporter 15 % au‑dessus de la plaque.
La marge existe pour absorber le monde réel: des surcharges occasionnelles, une tension qui s’affaisse un peu, une ambiance qui chauffe, une charge qui monte en pointe.
Fonctionner dans la zone du facteur de service est autorisé, mais ce n’est pas sans conséquences. Dans la zone du facteur de service le moteur tourne plus chaud, et les normes autorisent une élévation de température plus importante que celle au point nominal.
Parce que la durée de vie de l’isolant est à peu près divisée par deux pour chaque augmentation de 10 degrés de température, un moteur utilisé en permanence à sa charge de facteur de service ne durera pas aussi longtemps qu’un moteur utilisé à sa puissance nominale.
La marge est prévue pour un service intermittent, pas comme licence pour dimensionner le moteur 15 % trop petit.
Le facteur de service ne s’applique qu’à la tension, la fréquence, la température ambiante et l’altitude nominales. Fournissez au moteur une tension faible ou déséquilibrée, faites‑le fonctionner dans une enceinte chaude ou en altitude, et la marge utilisable diminue voire disparaît.
Sur un variateur de fréquence le facteur de service est souvent inutilisable, car les harmoniques du variateur ajoutent déjà de la chaleur que la marge était censée couvrir, ce qui est un élément de plus à prendre en compte dans le débat démarreur progressif vs variateur de fréquence .
La manière sûre de considérer le facteur de service est comme une marge d’urgence, pas comme la charge de conception. Si un moteur reste toute la journée dans son facteur de service, il est sous‑dimensionné, et la solution est un moteur plus puissant, pas un moteur plus chaud.
Une plateforme de supervision qui suit l’évolution de la charge et de la température du moteur montre quand un moteur vit dans son facteur de service et se dirige vers une défaillance précoce. Fabrico lit ces données sur la ligne et les signale.
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Le moteur peut fournir en continu 15 % de plus que sa puissance indiquée sur la plaque dans des conditions nominales de tension, fréquence et ambiance, la marge étant destinée à des surcharges occasionnelles.
C’est permis mais pas sans conséquences. Le moteur tourne plus chaud et son isolation vieillit plus vite, donc une exploitation continue au facteur de service raccourcit sa durée de vie. Considérez la marge comme une réserve intermittente.
Souvent non. Les harmoniques d’un variateur ajoutent de la chaleur que la marge du facteur de service était censée couvrir, donc de nombreux fabricants n’autorisent pas l’usage du facteur de service sur la puissance fournie par un variateur.
La tension, la fréquence, la température ambiante et l’altitude nominales. Une tension faible ou déséquilibrée, une ambiance chaude ou l’altitude réduisent toutes la marge utilisable.