Points clés
Choisir une GMAO se joue rarement sur le prix affiché. Ce guide s'adresse aux responsables maintenance et aux directeurs d'usine qui ont deux ou trois propositions de logiciel de GMAO sur le bureau.
Il donne la liste des postes de coût, un calcul sur trois ans à recopier avec vos chiffres, et une grille de questions pour chaque éditeur.
Les montants de l'exemple sont une structure de calcul, pas un tarif. Ce ne sont ni les prix de Fabrico ni ceux d'un autre éditeur.
Tous les montants cités sont hors taxes, comme les devis que vous recevrez. Pensez à ramener chaque proposition au même régime avant de comparer.
Un devis de GMAO met en avant une seule ligne : le prix par utilisateur et par mois. C'est la partie la plus visible, et souvent la plus petite.
Peu d'éditeurs français publient un tarif public, et ceux qui le font n'affichent qu'une entrée de gamme. Quatre variables font ensuite l'écart : le nombre d'utilisateurs, les modules retenus, les machines connectées et le niveau d'accompagnement.
Le coût réel se répartit sur huit postes et sur trois ou quatre ans. Certains sont facturés par l'éditeur, les autres sont payés en interne sans jamais apparaître dans un devis.
| Poste | Quand il tombe |
|---|---|
| Licences | Chaque mois, pendant tout le contrat |
| Mise en service | Une fois, au démarrage |
| Reprise des données | Une fois, avant le démarrage |
| Formation | Au démarrage, puis à chaque arrivée |
| Connexion machines | Une fois par machine |
| Connecteur ERP | Une fois, puis à chaque évolution |
| Support et stockage | Chaque année |
| Temps interne | Surtout la première année |
Un neuvième poste n'est presque jamais chiffré avant la signature : le coût de sortie, traité plus bas.
Trois postes dépendent de votre usine et pas de l'éditeur : la reprise des données, la connexion des machines et le temps de vos équipes. Ce sont eux qui font diverger deux projets partis du même devis.
Faites chiffrer les huit postes, même quand la réponse est zéro euro. Un poste absent du devis n'est pas un poste gratuit.
Un budget supplémentaire ne figure dans aucun devis d'éditeur : le matériel de l'atelier. Terminaux pour les techniciens, étiquettes QR résistantes et couverture réseau dans les halls se paient chez vous.
Pour le panorama des familles d'outils, voyez notre guide des logiciels de gestion de maintenance.
Les éditeurs facturent de trois façons, et la moins chère sur le papier n'est pas la moins chère chez vous. Tout dépend du rapport entre vos techniciens et les personnes qui signalent une panne.
| Mode | Avantage chez qui |
|---|---|
| Par utilisateur | Petite équipe, périmètre stable |
| Par site | Beaucoup de demandeurs, plusieurs équipes |
| Par machine | Parc stable, peu de techniciens |
La question décisive est rarement posée : un opérateur qui signale une panne consomme-t-il une licence ? Dans une usine de 200 personnes, la réponse pèse plus lourd que le prix unitaire.
Deuxième question : utilisateur nommé ou utilisateur simultané. Un compte partagé entre trois équipes coûte moins cher et détruit la traçabilité, donc l'intérêt de l'historique.
Troisième question : le prix d'un utilisateur ajouté en cours de contrat. À 45 € par mois, chaque utilisateur en plus ajoute 540 € par an.
Quatrième question : le découpage en modules. Le stock, la mobilité ou le suivi des données machine sont parfois facturés à part, et le prix par utilisateur ne les couvre pas.
Demandez enfin la durée d'engagement, la reconduction tacite et le plafond d'indexation. Un tarif attractif sur 36 mois sans plafond d'indexation n'est pas un tarif, c'est un pari.
Deux modèles coexistent encore en France : l'abonnement en mode hébergé et la licence perpétuelle installée chez vous. Avec une licence perpétuelle, l'investissement est payé une fois, puis une maintenance annuelle s'ajoute, exprimée en pourcentage de la licence.
Les deux ne se comparent qu'en coût complet sur la même durée. Une licence perpétuelle déplace aussi vers vous le serveur, les sauvegardes et les montées de version.
Ces trois postes forment le gros de la première année, et les devis les décrivent le plus vaguement.
Elle couvre l'arborescence des équipements (site, ligne, machine, sous-ensemble), les droits, les circuits de validation et les premières gammes de maintenance préventive.
Faites chiffrer un nombre de jours et une liste de livrables. "Paramétrage inclus" sans périmètre écrit signifie que vous le ferez vous-même.
Quatre jeux de données doivent être repris : la liste des équipements, les gammes préventives, le catalogue de pièces et, si possible, l'historique des interventions.
L'historique passe le plus mal, parce qu'il vit souvent en texte libre. Demandez quels formats sont acceptés, qui fait la correspondance des colonnes et combien de tours d'import sont inclus.
Le catalogue de pièces conditionne ensuite tout le suivi des stocks : notre guide sur la gestion des pièces détachées détaille ce qu'il faut préparer.
Il y a quatre publics et non un seul : les techniciens, les opérateurs qui signalent les pannes, le référent qui paramètre et le responsable qui lit les indicateurs.
Ce n'est pas un coût unique. Prévoyez une session de rattrapage par an, sinon chaque arrivée dégrade la qualité des saisies et donc de vos données.
Une partie de la dépense peut être prise en charge par votre OPCO. La condition habituelle est que l'organisme qui forme soit certifié Qualiopi, ce qui se vérifie avant de signer.
Pour la séquence complète du projet, voyez notre guide de mise en place d'une GMAO.
Relier la GMAO aux données machine change la nature de l'outil : vous ne gérez plus seulement des interventions, vous savez quels arrêts pèsent le plus sur la production.
Ce poste se chiffre par machine et dépend surtout de votre parc, pas de l'éditeur. Trois situations, trois coûts très différents :
La décision qui fait le budget n'est pas technique : combien de machines connectez-vous vraiment ? Le goulot d'étranglement et les cinq machines les plus coûteuses en temps d'arrêt suffisent pour commencer.
Demandez aussi si une machine connectée déclenche un abonnement mensuel en plus du matériel. Le coût d'une machine se lit alors sur trois ans, pas seulement le jour de la pose.
Notre guide du suivi de production compare les trois voies de collecte. La frontière avec l'exécution de fabrication est traitée dans notre guide du logiciel MES.
Le connecteur ERP suit la même logique : connecteur standard, API ouverte ou développement spécifique, et qui paie la recette.
L'écart est considérable entre les trois. Un connecteur standard se paramètre en quelques jours, un développement spécifique se chiffre en dizaines de jours, recette comprise.
Ces lignes paraissent secondaires au moment de la signature. Elles deviennent le sujet de la deuxième année.
| À faire préciser | Réponse à exiger |
|---|---|
| Heures de support | Des horaires écrits, et le fuseau |
| Délai de réponse | Un délai chiffré, par niveau |
| Langue du support | La langue de vos équipes |
| Montées de version | Incluses ou facturées, avec préavis |
| Stockage inclus | Un volume chiffré et le prix au-delà |
Le stockage est le piège le plus discret : photos de pannes, plans et rapports s'accumulent sans que personne surveille le volume.
Sur les montées de version, la bonne question n'est pas le prix mais l'interruption. Demandez qui teste, dans quel environnement, et ce qui se passe si une intégration casse.
Voici une usine chiffrée sur trois ans, à titre d'exemple. Remplacez chaque montant par le vôtre : ce qui compte ici est la structure, pas les nombres.
Aucun de ces montants n'est un tarif Fabrico ni celui d'un autre éditeur. Ce sont des nombres ronds, choisis pour que le calcul reste vérifiable.
| Poste | Total 3 ans |
|---|---|
| Abonnement (270 € × 36) | 9 720 € |
| Mise en service | 3 500 € |
| Reprise des données | 2 000 € |
| Formation | 1 500 € |
| Connexion de 10 machines | 6 000 € |
| Connecteur ERP | 2 500 € |
| Support renforcé (480 € par an) | 1 440 € |
| Temps interne (41 jours) | 14 350 € |
| Total | 41 010 € |
L'abonnement, la seule ligne que le devis met en avant, représente 9 720 € sur 41 010 €. Cela fait 23,7 % du total.
La ligne la plus lourde est votre propre temps, avec 14 350 €. C'est plus d'un tiers du coût sur trois ans, et cette ligne n'est dans aucun devis.
La première année concentre la dépense : 27 970 €, contre 6 520 € pour chacune des deux années suivantes.
Vérification : 27 970 + 6 520 + 6 520 = 41 010 €. Rapporté au parc, cela fait environ 342 € par machine et par an.
Conséquence pratique : un éditeur 20 % moins cher à l'abonnement ne fait gagner que 1 944 € sur trois ans, soit moins de six jours de temps interne au taux de 350 €.
Copiez ce tableau et demandez à chaque éditeur de remplir ses lignes. Pour savoir si l'investissement a payé, voyez notre guide des indicateurs de maintenance.
La recherche "GMAO gratuite" recouvre deux choses très différentes, à séparer avant toute comparaison.
La première est une offre limitée d'un produit payant : un plafond de machines, d'utilisateurs ou de stockage. Vérifiez la limite exacte et ce qui arrive aux données une fois atteinte.
La seconde est une GMAO open source, dont la licence est réellement libre. Le code ne coûte rien, le reste si.
| Poste | Avec une licence libre |
|---|---|
| Licence | 0 € |
| Hébergement | À votre charge, avec les sauvegardes |
| Montées de version | À votre charge, à chaque version |
| Intégration | Travail interne ou prestataire |
| Support | Payant s'il est contractuel |
Reprenez le tableau de l'exemple et faites l'opération : la ligne abonnement de 9 720 € disparaît, la ligne temps interne monte, et une ligne hébergement apparaît.
Le calcul devient favorable dans un cas précis : vous exploitez déjà des serveurs en interne, et vous acceptez d'être votre propre intégrateur pendant toute la vie du système.
Il devient défavorable dans le cas le plus fréquent : une équipe maintenance de six personnes qui veut sortir d'Excel en quelques semaines, sans renfort informatique dédié.
Chaque montée de version devient un projet, et le départ de la personne qui administre le serveur laisse un outil que plus personne ne sait faire évoluer.
Vérifiez aussi ce que recouvre le mot gratuit. Beaucoup de projets libres ont une édition communautaire et une édition payante, et les modules qui vous intéressent sont souvent dans la seconde.
Deux responsabilités changent de camp quand vous hébergez vous-même : les correctifs de sécurité et la protection des données. Vous n'êtes plus client d'un sous-traitant, vous tenez le serveur et les sauvegardes.
Une GMAO libre n'est donc ni un mauvais choix ni une économie automatique. C'est un choix de modèle : vous payez en compétences internes plutôt qu'en abonnement.
Une démonstration montre ce qu'un logiciel sait faire. Ces questions disent ce qu'il coûtera vraiment.
| Question | Une bonne réponse |
|---|---|
| Qui consomme une licence ? | Les profils nommés, pas les demandeurs |
| Un utilisateur de plus ? | Un montant par mois, écrit au devis |
| Qu'inclut la mise en service ? | Des jours chiffrés et des livrables |
| Quel import est inclus ? | Un nombre de tours d'import |
| Le prix évolue comment ? | Une clause d'indexation plafonnée |
| Quelle limite de stockage ? | Un volume en Go, écrit au contrat |
| Où sont hébergées les données ? | Un pays nommé au contrat |
| Comment je les récupère ? | Un export complet, en CSV ou Excel |
Avant de comparer deux totaux, alignez les colonnes : la durée, le nombre d'utilisateurs, les machines connectées et le niveau de support doivent être identiques des deux côtés.
Ajoutez la même estimation de temps interne à chaque offre : la mettre à zéro fausse la comparaison dans tous les cas.
Demandez pour finir une référence joignable dans votre secteur. Trente minutes avec un responsable maintenance qui a vécu le déploiement en disent plus qu'un dossier commercial.
Pour la revue informatique et le volet protection des données, utilisez notre questionnaire de sécurité fournisseur.
Ce total sur trois ans se compare à ce que votre organisation actuelle coûte déjà, sans facture. Ce coût là n'arrive jamais sous forme de devis.
Prenons quatre techniciens qui perdent chacun 20 minutes par jour à chercher une gamme, une référence de pièce ou l'historique d'une machine.
Le calcul donne 4 techniciens × 20 minutes × 220 jours travaillés, soit 17 600 minutes. Cela représente 293 heures par an.
Rapportées à des journées de 7 heures, ces 293 heures font 42 journées. Au même taux de 350 €, cela représente 14 700 € par an.
Ce montant n'est pas une économie promise : un logiciel réduit ces minutes, il ne les supprime pas. Il donne l'ordre de grandeur face auquel se lit le total sur trois ans.
Trois autres coûts se cachent dans le statu quo : les visites préventives faites deux fois ou pas du tout, les pièces commandées en urgence, et les audits préparés à la main.
Le plus lourd reste l'arrêt qui se répète parce que personne ne l'a compté. Notre guide sur la réduction des arrêts machine montre comment le chiffrer, et notre guide du MTTR explique ce qui allonge les réparations.
Beaucoup d'outils bon marché sont des listes de tâches habillées en maintenance. Ils passent très bien en démonstration et s'effondrent au bout de six mois.
La différence ne se voit pas dans la liste de fonctions, mais dans ce qu'il reste dans le système un an plus tard.
| Outil de tâches | GMAO |
|---|---|
| Une tâche assignée | Une tâche rattachée à un équipement |
| Une échéance de date | Une échéance au compteur d'heures |
| Une pièce jointe | Un historique complet par machine |
| Une case cochée | Un temps passé et des pièces posées |
| Une liste close | Un MTTR et un MTBF calculés |
Quatre questions suffisent à trancher. Chaque intervention se rattache-t-elle à un équipement, la pièce posée sort-elle du stock, l'outil sait-il déclencher sur un compteur, et l'historique d'une machine tient-il en un écran ?
Attention au mot "simple". Une GMAO simple, c'est trois gestes pour signaler une panne depuis l'atelier, pas un modèle de données appauvri qui vous empêchera de comparer deux machines.
Le meilleur révélateur reste le moteur de récurrence : notre guide du plan de maintenance préventive montre ce qu'il doit savoir faire, et notre guide des logiciels de maintenance des équipements compare les familles d'outils.
Le jour où vous changez d'outil, la valeur accumulée n'est pas le logiciel, c'est l'historique de vos machines. Il faut pouvoir le sortir.
Un export en PDF n'est pas un export. Ce qui doit ressortir dans un format ouvert tient en cinq blocs :
Trois délais sont à écrire au contrat : le préavis de résiliation, le délai de restitution des données et la durée de conservation après la fin du service.
Le RGPD impose déjà au sous-traitant de restituer ou de supprimer les données personnelles en fin de prestation (article 28). Faites préciser le format et le délai dans le contrat de sous-traitance.
Attention à la portée : l'historique de vos machines n'est pas une donnée personnelle. Seule une clause d'export écrite au contrat vous le garantit.
Le règlement européen sur les données, applicable depuis septembre 2025, encadre en plus le changement de prestataire d'hébergement. Les frais de changement doivent disparaître au 12 janvier 2027 : demandez à l'éditeur ce qu'il applique déjà.
Notre guide de la protection des données pour les logiciels de TRS et de GMAO reprend les points à traiter lors de la sélection.
Un dernier réflexe : demandez à voir un export réel pendant l'évaluation, pas une description d'export. La différence entre les deux est le coût de sortie.
Fabrico est une GMAO complète pour l'industrie, avec des applications iOS et Android et une version web. Elle couvre les ordres de travail, le signalement par QR code sur les machines et les pièces, les plans de maintenance préventive et leurs modèles récurrents, les circuits de validation, les équipes et les notifications.
Le magasin de pièces détachées gère des seuils mini et maxi, et la consommation est rattachée à l'ordre de travail. L'historique de chaque machine se construit à mesure que les interventions sont clôturées.
Fabrico relie aussi la maintenance aux données machine et au TRS, par connexion aux automates, capteurs IoT ou caméras de vision. Vous voyez quel arrêt coûte le plus de production, et votre équipe crée l'ordre de travail sur la machine concernée.
L'interface existe en français, l'import depuis Excel est pris en charge, et Fabrico est certifié ISO 27001. Un assistant IA permet d'interroger l'historique d'une machine en langage courant.
Reprenez le tableau des huit postes avec vos propres chiffres. Réservez une démo de 30 minutes avec un consultant Fabrico, sans engagement, ou contactez-nous pour poser d'abord une question.
Le prix dépend du mode de licence et du nombre d'utilisateurs, et l'abonnement ne représente qu'une partie du total. Chiffrez le coût complet sur trois ans : licences, mise en service, reprise des données, formation, connexions, support et temps interne.
La licence est gratuite, le reste ne l'est pas : hébergement, sauvegardes, montées de version, intégrations et compétences internes restent à votre charge. Le calcul devient favorable quand vous disposez déjà d'une équipe informatique capable d'exploiter le serveur.
Alignez d'abord les deux offres sur trois ans, avec le même nombre d'utilisateurs, les mêmes machines connectées et le même niveau de support. Ajoutez la même estimation de temps interne aux deux, puis comparez les totaux.
Cela dépend de l'éditeur, et c'est la question qui fait le plus varier le total dans une usine de plusieurs centaines de personnes. Faites écrire la réponse au devis.
C'est une GMAO qui demande trois gestes pour signaler une panne depuis l'atelier et qui se prend en main sans formation longue. Simple ne veut pas dire pauvre : l'outil doit toujours rattacher chaque intervention à un équipement et tenir l'historique.
Un export complet de vos équipements, interventions, plans préventifs, mouvements de pièces et pièces jointes, dans un format ouvert comme CSV ou Excel. Demandez aussi le délai de restitution et la durée de conservation après la fin du contrat.